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21 septembre 2026, Droit du travail, par Laurent Houarner

Rupture conventionnelle : les points de vigilance pour l’employeur

Simple en apparence, la rupture conventionnelle reste un contrat : sa validité dépend du consentement du salarié et du respect d’un calendrier précis. La plupart des contestations naissent d’une étape négligée ou d’un contexte mal apprécié.

Le calendrier à respecter

  1. Un ou plusieurs entretiens, au cours desquels le salarié peut se faire assister ; l’employeur ne peut l’être que si le salarié l’est lui-même (article L.1237-12 du Code du travail).
  2. La signature de la convention, qui fixe notamment le montant de l’indemnité et la date de fin du contrat.
  3. Un délai de rétractation de quinze jours calendaires à compter de la signature, ouvert à chacune des parties (article L.1237-13).
  4. La demande d’homologation, en ligne, à l’issue de ce délai : l’administration dispose de quinze jours ouvrables pour se prononcer, et son silence vaut homologation (article L.1237-14).

Les points de vigilance

  • L’indemnité ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement ; selon la convention collective applicable, l’indemnité conventionnelle peut s’imposer.
  • Le consentement doit être libre : un contexte conflictuel n’interdit pas la rupture conventionnelle, mais une pression exercée sur le salarié, notamment dans une situation de harcèlement, peut entraîner son annulation.
  • Le salarié protégé ne relève pas de l’homologation : la rupture doit être autorisée par l’inspecteur du travail.
  • Le coût ne se limite pas à l’indemnité : une contribution patronale spécifique est due, à intégrer au budget de la rupture.

Le bon réflexe

Avant de proposer une rupture conventionnelle, faites le point sur le contexte : arrêt de travail, procédure disciplinaire en cours, signalement, mandat de représentant du personnel. C’est souvent là que se trouve le risque de contestation.

Une rupture en préparation ? Exposez-nous la situation.

Cet article présente des règles générales à sa date de publication ; il ne constitue pas une consultation. Pour une situation particulière, contactez le cabinet.

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